1• Mes lèvres 

(Auteur / compositeur : L / L-Babx)


Mes lèvres sont mortes d’ivresse,
Embrasées dans un tourbillon,
Carillonnant plein de promesses,
En confettis et cotillons


Alors que tout autour de moi,
Semblait vibrer, tourbillonner,
Dans des éclats de rires gras,
Mes lèvres se sont desséchées


Je les avais brûlées pour toi,
Fardées de rouge et puis d’étoiles,
Amassées, cachées sous mon voile,
A l’aube en te croyant mon roi.


Mes lèvres sont mortes à minuit


Bien sûr, tu m’avais prévenue,
Venant après de moi, que toi,
Tu ne te mettrais pas à nu,
Que tu venais par désarroi,


Mais tes mains, tu me les tendais,
Tes mains trop grandes et tes doigts d’or,
Je les ai laissés me serrer,
Ils sont à la taille de mon corps.

Mes lèvres sont mortes à minuit


Quand dans ta nuit, tu m’as couchée,
C’est à ma bouche que tu pressais,
Ta tête lourde et ta douleur,
J’étais ton ange, ta douceur


Veilleuse de nuit, j’ai posé
Mes doigts sur tes yeux enfoncés,
Car je les sentais exploser,
Tes yeux, au creux de ta pensée.


Mes lèvres sont mortes à minuit


Ton ange, dans ce tourbillon,
Rêvait, quand ses lèvres ont pris feu,
Elles brûlaient pour le réveillon
Dans une brèche de tes yeux


Mes lèvres sont mortes à minuit
Au premier son du carillon,
Dont les douze coups m’ont réduite
En une pluie de cotillons


Mes lèvres sont mortes à minuit.

2• Jalouse 

(Auteur / compositeur : L)


Jalouse, jalouse,
Des fleurs et du vent,
Des danses andalouses,
Et des goélands,
Jalouse, jalouse,
Comme les enfants,
De ce qui me prend
Ton cœur un instant.


Cet oiseau de passage
Qui chante et qui est sourd,
Et vient les soirs d’orage
Pour te parler d’amour,


Ce brillant dans tes yeux
Que j’allume parfois,
Pour un rien, pour un jeu
Ou que j’allume moi,


Ces femmes qui te maquent
D’un mouvement de hanche
Parce qu’elles ont lu dimanche
Ecrit dans leur zodiaque,

Les parfums de l’été
Que tu cherches dans la rue
Comme un refrain perdu,
Que tu veux retrouver,


Tous ces rouges carmin
Sur des lèvres gourmandes
Quand les miennes ne commandent
Que des baisers copains,


Les regards amoureux
De tes vieilles idylles,
Quand elles mendient tes yeux
D’un battement de cils,

La foule qui n’a pas vu
Que tu tenais ma main
Et qui me met à nue
Quand elle t’emporte au loin.

3• Mon frère 

(Auteur / compositeur : L)


Jalouse, jalouse,
Des fleurs et du vent,
Des danses andalouses,
Et des goélands,
Jalouse, jalouse,
Comme les enfants,
De ce qui me prend
Ton cœur un instant.


Cet oiseau de passage
Qui chante et qui est sourd,
Et vient les soirs d’orage
Pour te parler d’amour,


Ce brillant dans tes yeux
Que j’allume parfois,
Pour un rien, pour un jeu
Ou que j’allume moi,


Ces femmes qui te maquent
D’un mouvement de hanche
Parce qu’elles ont lu dimanche
Ecrit dans leur zodiaque,

La nuit des bleus pétrole
Quand passent aux aveux,
Ces filles dont les feux
Ne brûlent qu’à l’alcool.


Les parfums de l’été
Que tu cherches dans la rue
Comme un refrain perdu,
Que tu veux retrouver,


Tous ces rouges carmin
Sur des lèvres gourmandes
Quand les miennes ne commandent
Que des baisers copains,


Les regards amoureux
De tes vieilles idylles,
Quand elles mendient tes yeux
D’un battement de cils,


La foule qui n’a pas vu
Que tu tenais ma main
Et qui me met à nue
Quand elle t’emporte au loin.

4• Petite 

(Auteur / compositeur : L)


Mon frère, mon petit,
Si le ciel est superbe,
Quand il est vert de gris
Mais que tes yeux s’y perdent,


Viens vite me retrouver
Dans ma chambre en secret,
Je saurai leur rappeler
La couleur qu’ils avaient,


S’ils souffrent d’amnésie,
Je teindrai mes murs en bleu
Pour leur faire un abris
, On sera que tous les deux…


Mon frère, mon frère


Mon frère, mon petit,
Si le ciel est superbe,
Quand il est vert de gris
Mais que tes yeux s’y perdent,

J’ouvrirai les cartons
Où je range mes souvenirs,
On retrouvera nos sourires
Et nos vieilles chansons.


Si tu t’en souviens pas,
Je relirai pour toi
Nos lettres et nos saisons,
Tu t’étonneras peut-être…


Mon frère, mon frère
Mon frère, mon petit,
Si le ciel est superbe,
Quand il est vert de gris
Mais que tes yeux s’y perdent,


Je me souviendrai pour toi
Des choses qu’on disait pas,
Quand on est tout petit,
Comme on était nous deux,
Les mots doux, les aveux,
Les baisers dans le cou,
J’ai des photos de nous
Et on n’a pas vieilli…

Mon frère, mon frère

5• Château rouge 

(Auteur / compositeur : L)


Ma petite, ma douceur
Je me souviens de tout
Ces talons crève-cœur
Et l’odeur de ton cou
Les trottoirs qui luisaient
Parce qu’il avait plu
Ta peau de nacre noire
La courbe de ton cul.
Ce bruit des bracelets
Que tu cales à tes pas
Qui écrivaient chaque fois
Mon cœur en pointillé
Et puis tes yeux surtout
Et leur drôle de lueur
Ma petite, ma douceur
Je me souviens de tout


Il faisait presque nuit
Et j’ai juré au ciel
Que t’étais pour ma vie
Une patrie nouvelle
Je voulais tout apprendre
Tes rires, ton drapeau
Les marques sur ta peau
J’avais mon cœur à vendre.
J’ai oublié mon nom
Pour me rappeler tes chansons
Je laissais mes souvenirs veufs
Pour toi, pour être neuf
Amnésique en exil
Et déjà patriote
Je t’ai conté mes idylles
Jusqu’à ce que tu m’adoptes

Je voudrais juste te retrouver
Je peux pas croire qu’ils soient fous
Pour t’avoir embarquée
Sans que je puisse te reparler
Faut que je te dise que mon corps
Ne peut pas t’oublier
Et que je porte encore
Sur ma peau tes baisers.
Je suis tous les tapins
Aux parfums truandés
Qui vendent leur destin
Contre des faux papiers
Loin des bars tapageurs
Et des quartiers branchés
Y’a tes petites sœurs
J’aurais dû t’épouser.

Je voudrais juste te retrouver
Je peux pas croire qu’ils soient fous
Pour t’avoir embarquée
Sans que je puisse te reparler
Faut que je te dise que mon corps
Ne peut pas t’oublier
Et que je porte encore
Sur ma peau tes baisers.
Je suis tous les tapins
Aux parfums truandés
Qui vendent leur destin
Contre des faux papiers
Loin des bars tapageurs
Et des quartiers branchés
Y’a tes petites sœurs
J’aurais dû t’épouser.

6• Pareil 

(Auteur / compositeur : L)


A Château rouge,
La nuit porte son manteau noir,
Et, quand elle tombe sur les trottoirs,
Le goudron se change en vinyl.


A Château rouge,
La nuit maquille au marché noir,
Les filles qui sortent en robe du soir,
Avec le rimmel des exils.


A Château rouge,
La nuit a sous ses jupons bleus
Le rêve des dealers de banlieue.
Elle le distille goutte à goutte.

A Château rouge,
La nuit s'éclaire comme elle peut,
Aux néons des hôtels miteux
On dirait qu'elle grésille, écoute.


A Château rouge,
La nuit s'achète pour pas grand chose,
Un gramme de poudre, une pauvre rose,
Et alors, on rêve un moment.


A Château rouge,
Nous, on se pose tous les deux,
Mon amoureux, et puis on cause,
Surtout la nuit, quand y'a du vent,

7• Mescaline 

(Auteur / compositeur : L)


J’attends que l’été soit passé,
Orage et idylle insensés,
Que les enfants se taisent enfin,
Je veux seulement qu’on soit demain.


Je veux des matins indolores,
Des nuages pâles, sans presage,
Des bleus délavés, incolores,
Je veux qu’on rentre de voyage.


Je ne veux pas de bords de mer,
Je ne veux pas de grand soleil.
La couleur du ciel m’indiffère
Sans toi, tout est toujours pareil,
Les heures d’ennui ou les nuits fauves,
Pareil, pareil
Les jours de pluie, pareils
Le rouge, le mauve, pareils…

Je rêve au calme de l’hiver,
À des gris tendres et monotones,
Tu sais, l’automne me désespère
J’attends que le jour déraisonne.


Je guette les demi-sommeils
Les aubes sépias, les crépuscules,
Je ne veux pas qu’on me reveille,
Sans toi, mon coeur est somnambule.

Je ne veux pas de bords de mer,
Je ne veux pas de grand soleil.
La couleur du ciel m’indiffère
Sans toi, tout est toujours pareil,
Les heures d’ennui ou les nuits fauves,
Pareil, pareil
Les jours de pluie, pareils
Le rouge, le mauve, pareils…

8• Initiale 

(Auteur / compositeur : L)


Je voudrais être
Ta muse sm,
Ta mescaline,
Ton obsession.
Je voudrais être
Ta seule bohème,
Tes fleurs, ton spleen,
Ou ton poison.
Rester muette
Et souveraine,
Sans un bijou,
Sans accessoire,
Au mieux, peut-être,
Mais mis en scène,
Quelques dessous
De dentelle noire.


Je suis rien qu'une amoureuse,
Au coeur étrange et blême.
Je suis rien qu'emmerdeuse,
C’est rien, je t'aime.

Jouer les songes
D'une nuit d'été,
Et ses violons,
A l'heure d'hiver,
Comme un mensonge
Maquillé,
Pour le pardon,
Ou la prière.
Dans un sanglot,
Se fabriquer
Juste ce qu'il faut
De mystère. Ombre, ricil,
Rouge mouillé,
Violet mélo,
Sourire amer.

9• Je fume 

(Auteur / compositeur : L)


Des jours qui passent,
Toujours les mêmes,
A jouer dehors
Et dans la boue,
Avec ta grâce
Et la bohême,
Pour que le goût
Des heures soit doux.


Du sucre glace
Et des poèmes,
Et le reste alors,
On s’en fout,
Et moi j’amasse
Tes je t’aime
Quand je m’endors
Sur tes genoux…


Et depuis moi je fume
Pour me rappeler ta voix.
Je fume beaucoup trop,
Je fume malgré moi,
Parce que dans l’amertume
Acre de mon tabac,
Y’a comme le goût des mots
Que tu disais tout bas.

Le soir, tranquille,
Tu tires tes cartes
Et tu nous livres
Des secrets,
Et tes yeux brillent
Quand tu t’embarques
A nous faire vivre
L’inventé.


S’il est très tard,
Que les plus petits
Ne peuvent plus suivre
Sans bailler,
Tu ranges tes cartes
Et, d’un baiser,
Tu les délivres
Pour la nuit.

S’il est très tard,
Que les plus petits
Ne peuvent plus suivre
Sans bailler,
Tu ranges tes cartes
Et, d’un baiser,
Tu les délivres
Pour la nuit.

10• Romance et série noire 

(Auteur / compositeur : L)


Je suis un village
Perdu, paumé,
Que même les nuages Ont oublié,
Pas un orage Pour l'été,
Pas de voyages
A raconter.
Les voies ferrées
Ont fait naufrage,
Les souvenirs gais
Sont de passage.
L'automne présage
Des jours mauvais.
O le bel âge
S'en est allé…


Pourtant là-haut,
De ma citadelle,
J'entends l'écho
Des ménestrels.
Y'a que les corbeaux qui se rappellent
Y'a que les corbeaux qui se rappellent
Dans l'ombre bleue
De mes sapins,
Le petit matin
Fait ce qu'il peut.
Mais c'est trop peu,
L'hiver revient,
Comme un aveu,
Comme un refrain.
Voilà les adieux
Sur le chemin,
Le vent brumeux
Tourne au crachin,
Même les cieux
Ont l'air chagrin, v D'ailleurs s'il pleut,
C'est pas pour rien…

Pourtant là-haut,
Dans mes tourelles,
Dansent encore
Les damoiselles.
Y'a que es corbeaux qui se rappellent
Y'a que les corbeaux qui se rappellent
Sous l'aile nord
De mon donjon,
Le temps s'endort,
Il fait si bon,
Dans les blés d'or
Et les chardons,
Les vagabonds
Rêvent sans remords.
Pourtant l'aurore
A des façons
D'enfant de choeur
Qui demande pardon.
Malheur du sort,
Maudite saison,
C'est que nos garçons,
Nos filles s'en vont.


Pourtant là-haut,
Dans ma chapelle,
Dieu chante encore,
Je sais qu'il veille.
Y'a pas que les corbeaux qui se rappellent
Y'a pas que les corbeaux, je me rappelle.

11• Les corbeaux 

(Auteur / compositeur : L)


Je suis un village
Perdu, paumé,
Que même les nuages Ont oublié,
Pas un orage Pour l'été,
Pas de voyages
A raconter.
Les voies ferrées
Ont fait naufrage,
Les souvenirs gais
Sont de passage.
L'automne présage
Des jours mauvais.
O le bel âge
S'en est allé…


Pourtant là-haut,
De ma citadelle,
J'entends l'écho
Des ménestrels.
Y'a que les corbeaux qui se rappellent
Y'a que les corbeaux qui se rappellent
Dans l'ombre bleue
De mes sapins,
Le petit matin
Fait ce qu'il peut.
Mais c'est trop peu,
L'hiver revient,
Comme un aveu,
Comme un refrain.
Voilà les adieux
Sur le chemin,
Le vent brumeux
Tourne au crachin,
Même les cieux
Ont l'air chagrin, v D'ailleurs s'il pleut,
C'est pas pour rien…

Pourtant là-haut,
Dans mes tourelles,
Dansent encore
Les damoiselles.
Y'a que es corbeaux qui se rappellent
Y'a que les corbeaux qui se rappellent
Sous l'aile nord
De mon donjon,
Le temps s'endort,
Il fait si bon,
Dans les blés d'or
Et les chardons,
Les vagabonds
Rêvent sans remords.
Pourtant l'aurore
A des façons
D'enfant de choeur
Qui demande pardon.
Malheur du sort,
Maudite saison,
C'est que nos garçons,
Nos filles s'en vont.


Pourtant là-haut,
Dans ma chapelle,
Dieu chante encore,
Je sais qu'il veille.
Y'a pas que les corbeaux qui se rappellent
Y'a pas que les corbeaux, je me rappelle.